RETOUR DU DEGUERPISSEMENT: LE GOUVERNEMENT JOUE LES PONCE PILATE


Pas facile de passer tout le temps pour le méchant de l’histoire.  La libération des espaces publics illégalement occupés ne fait pas rire les populations, quand bien même elles sont conscientes des enjeux d’assainissement !
Mais quoi ?  Il faut avoir le ventre rempli de la dose adulte de pate de maïs au gombo pour disserter sur la nécessité de préserver le cadre de vie.
Les opérations de déguerpissement ont repris dans certaines villes et cette fois-ci, en l’absence d’un Toboula au dos large, le gouvernement ne veut pas  être pris pour la cible des malédictions et critiques.
C’est pourquoi le porte-parole du gouvernement a voulu se laver les mains au gel hydro alcoolique. 
« Ce sont les mairies qui organisent cette activité », a indiqué  le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji à propos des opérations de déguerpissements s.
« C’est essentiellement les mairies qui organisent cette activité actuellement. C’est moins une activité du gouvernement que des mairies ». 
Alors qu’on laisse tomber ces opérations ? Le hautement social ne voudrait tout de même pas arracher aux pauvres populations, leur cadre de survie. Pas vrai ?
Mais il faut écouter monsieur Houngbédji jusqu’au bout : « le gouvernement se réjouit de voir que nos mairies, communes prennent conscience de la réalité, le gouvernement en observant que les mairies ont pris le problème à bras le corps, s’est dit, les élus locaux ont commencé à comprendre ». 
Allez, comme dit le proverbe de l’insensibilité, « on ne fait pas d’asphaltage, sans casser les gueux ».
Toboula a déjà payé le prix fort. Aux maires de faire face maintenant au courroux des populations. 
Désy Ray