LEHADY SOGLO : SAUF CAS DE FARCE MAJEURE !

Même s’il ne filtre pas encore grand-chose des préparatifs des obsèques de « mémé Zizine »,  les supputations vont déjà bon train quant à la posture qu’affichera  son fils aîné Lehady Soglo, en exil en France depuis quatre ans. Un exil plus clairement assumé que celui de Yayi qui, tout en clamant qu’il n’est pas en exil et qu’il n’est à Paris que pour soutenir son épouse Chantal souffrante, n’a néanmoins pas osé mettre les pieds au pieds pour assister aux obsèques de sa sœur aînée dont on le dit pourtant si proche. Du coup, la question autour du sujet des obsèques de « mémé Zizine » est invariablement la suivante : Lehady Soglo y prendra-t-il part ? Prendra-t-il le billet pour Cotonou ? Bien malin qui pourra y répondre, surtout quand on considère le caractère très ambigu de la formule lapidaire par laquelle Agbonnon a abordé le sujet de la grâce présidentielle dans son discours à la nation à la veille de la fête  de l’indépendance. Rien donc pour rassurer l’ancien maire de Cotonou. Et s’il tient à trancher ce drame cornélien dans l’honneur, il descendra évidemment à Cotonou, avec le risque de ne plus pouvoir en repartir, à cause de la condamnation à cinq ans de prison ferme prononcée contre lui. Une décision qui relèvera de tout, sauf du bon sens. En politique, un bon héros est un héros vivant et surtout… libre.    Ce n’est pas une farce.