LA RECONNAISSANCE DE PATERNITE : DES FEMINSITES BANDENT, LE GOUVERNEMENT ENCAISSE

Pourquoi une loi pour un problème qui se réglait sans la loi ? L’on ne peut donc plus faire des enfants tranquille ?! Ce n’est pas au Bénin révélé qu’il est revenu l’inspiration de libérer les salauds, c’est ceux qui avaient des dossiers déjà tranchés devant les conseils familiaux qui se sont emparés de leur privilège de député pour voter une loi qui pose problème plus aux gens simples et sans grands moyens qu’à de lâches fabricateurs de petite béninoiseries de leur acabit. La fin du mois d’avril n’a pas été de tout repos pour ceux qui se préoccupent de questions sociales sur la toile. Perfidement, AH, président du parlement en 2015 a été appelé à la barre des tribunaux des réseaux sociaux pour disculper son poulain PT. Pendant ce temps, les femmes, au coeur de l’affaire, maugréent en silence. La loi qui contraint un homme à signer un acte de reconnaissance paternel dans un intervalle de trois mois à compter du jour de la semence (encore faudrait-il savoir quand est-ce que la balle est partie) a fait le tour des quelques arbres à palabres qui existent encore sur le net. Éric n’arrive pas à comprendre ce que vise cette loi hors propos qui selon lui crée des problèmes plus qu’elle ne les règle. S’il s’est trouvé, comme l’on pourrait s’y attendre, des fous partisans et certains autres payés pour mimer ce genre de folie sur les réseaux sociaux, la fin de la discussion n’était pas en leur faveur. Ni en faveur d’Éric non plus, d’ailleurs. Une fin de débat en queue de poisson, chacun étant resté sur ses préceptes de départ.

Au final, s’il y a un intérêt de la part du gouvernement à faire respecter les dispositions nde sa nouvelle loi, cela est à voir du côté des régies financières crées pour les mâles responsables faiseurs de bambins. La verge, une pompe à fric ! Le système TT qui se met en place tout doucement (n’allez pas penser à Tata Tala, essayez Tonton Takouè) aura de quoi continuer la politique de développement tel que pensé et déployé par Tonton depuis 2016 : les Eurobonds, les impôts, les péages. C’est-à-dire que le premier prête le magot et les deux autres le restituent à dose homéopathique pourles gens d’en haut et sous forme de couleuvre pour les « sans dents ». Pour un pays dont le nombre d’habitants se multiplie par deux en chaque quart de siècle, quelle autre stratégie de rente pour rassurer le marché des prêteurs ? Il aura fallu le génie de quelqu’un pour voir dans cette loi votée avant l’avènement de la rupture, une énième manne pour « le développement, ça y est ! ». Les taxes de voiture ne suffisent pas, la ponction sur les frais d’électricité et d’eau, c’est pour des cacahouètes, et la taxe presque informelle sur les bidons d’essence de l’informel ne pèse pas encore assez. Il a fallu penser à la ressource minière, la femme, comme a pu le théoriser un législateur de la rupture à l’ouest. Pour une rare fois, la loi promulguée par le gouvernement de la rupture n’est pas en rupture d’avec les initiatives du régime Yabo. L’argumentation qui mentionne que la reconnaissance de la grossesse d’une femme par un homme qui en paie le prix était décidée au parlement depuis l’année 2015 est celle qui change le cours des débats sur le mur Facebook d’Éric. Une avancée majeure dans le discours des avocats de la talonie. Sinon que le problème sociétal Le chantage du nom de famille En règle générale, lorsqu’un tireur d’élite, le gars qui pond systématiquement des oeufs quand il s’échappe du lit de son amazone de la maison, refuse de reconnaitre la paternité d’un enfant, son papa et sa maman accueillent la dame du dehors au ventre rond avec de l’eau et des bénédictions. Plusieurs enfants ont pu ainsi échapper à la honte sur plusieurs générations parce que porteurs, malgré tout d’un nom de famille décidé par leur maman, même lorsque le semeur qu’elle aura désigné et sa famille s’entêtent jusqu’au bout. Il n’en sera désormais plus ainsi. Lorsque le bonhomme s’échappe du secteur pendant trois mois, l’Etat l’enfant à naître n’aura de nom que celui de sa maman. A part l’accueil enthousiasmant de cette contrainte par quelques féministes du Bénin, pas grand monde en voit l’intérêt. Le nom de famille, seule la famille élargie s’en préoccupent dans des espaces citadins du Bénin révélé. Dans l’arrière-pays, les naissances à la maison, loin des lieux d’accouchement détenus par celui qui a osé un jour s’en prendre au nom sacro-saint de la famille paternelle feront légions. Ou sinon, comme dans d’autres régions lointaines du monde, l’émigration vers les pays limitrophes pour faire son enfant tout en échappant au capitalisme costaud, a de beaux jours devant. Par ailleurs, la majorité de ceux qui un jour ont pu refuser une grossesse ne s’en soucie guère. Que l’enfant porte le nom de sa mère, cela arrange les tirailleurs conjugaux et leurs parents du clergé catholique.

Qu’est qu’un féminisme a à voir avec une telle réalité qui fait le bonheur de la phallocratie et son lot de machos bénis par d’ardents défenseurs des lois contre l’avortement qui y trouvent leur compte?

ABASS