COVID, LA PENIBLE EQUATION DE LA VACCINATION POUR TOUS

La recrudescence du nombre de contaminations au Covid-19 et du taux de décès dus au même vilain virus fait courir en haut lieu. Reçu en direct dans le 20H de la télévision de service public, ORTB, le ministre de la Santé, le pauvre Benjamin, a des trémolos dans ses cordes vocales. Il alerte sur des taux de contamination au virus dont la montée en flèche échappe à toutes les divinations du Fâ : « d’une centaine de cas par semaine, il y a à peine deux mois, nous sommes passés là actuellement à plus d’un millier de cas. Aujourd’hui nous sommes à plus de dix mille cas déjà enregistrés ». Le ministre ne comprend pas comment des gens qui se sont, de tout temps, livrés à de multiples vaccins aussi bien pour eux-mêmes que pour leurs enfants se retrouvent BRUTALEMENT, avec l’éclosion des réseaux sociaux, acteurs ou complices d’une infodémie qui accompagne la crise de la Covd-19. Pour le professeur “Benj“, ceux qui colportent cette infodémie sont coupables de meurtres, ils sont responsables du nombre de cas graves qui augmente d’heure en heure et dont les victimes sont presque totalement des sujets non-vaccinés. En appui aux images de corps ensachés et déposés dans des fosses circonstancielles, le ministre rappelle que l’enterrement de ces personnes se passe loin des membres de leurs familles. Cet argument à lui seul suffit pour décider la majorité des béninois à se mettre en rang pour donner le bras à cette vaccination qui préoccupe tant. Car, pour le Béninois de base, il n’y a pas pire malheur que de finir quatre mètres sous terre sans les bruits des parents alliés et amis autour de son corps ; Ceux-là mêmes pour qui l’on a dû se ceindre toute sa vie afin d’assurer sa part du contrat social théorisé par Marcel Mauss comme Don/contre-don. Une question se pose tout de même : dans l’hypothèse où, apeurés (à juste titre) par les sanglots étouffés du ministre Benjamin, les bénis-noirs se bousculent aux portillons des centres de vaccination, y aurait-il assez de vaccin pour tout le monde ? Entre les chiffres officiels sur les stocks de vaccins réceptionnés grâce à la générosité des gens du Nord et de la Chine, et la réalité des ruptures de stock qui sont déjà intervenues, rien de mieux qu’un grand coup de PAGaille pour atteindre un objectif de taux de vaccination à 40%. Plutôt ça que les bétons armés pour enjoliver Cotonou ! To be or not beton. RETOUR DE EBOLA : UNE MALADIE ETERNELLEMENT ORPHELINE Comme pour en rajouter à la psychose Covid-19, la maladie à virus Ebola est réapparue en Côte-d’Ivoire. C’est avec soulagement qu’on apprend, le 24 aout, que la jeune patiente déclarée porteuse de ce virus à Abidjan après avoir parcouru 1500 kms depuis la Guinée est guérie. On peut donc en guérir ? Vive la vaccination et haro sur l’ère des virus qui enserre l’humanité. Les africains malades du complotisme savent désormais que cette épidémie qui n’a trouvé d’autres terrains de jeu que des pays du continent n’est pas une fatalité. Maintenant que l’on sait que le vaccin existe qui peut terrasser Ebola, peut-être qu’enfin l’Organisation mondiale de la Santé sera prise au sérieux sur un continent dont les habitants ont fini par se laisser convaincre que la science n’a d’autres regards pour eux en dehors de la possibilité qu’ils servent de cobayes pour toutes sortes de test. Ce qui enrage la blogosphère et facilite le scepticisme vaccinal voire les postures anti-vaccinales. En dix jours donc, la Côte-d’Ivoire, qui a reçu un stock de 5.000 vaccins anti-Ebola de la Guinée, est arrivée à bout d’une situation qui, si elle avait perduré, aurait envenimé la panique dans une sous-région ouest-africaine où les frontières terrestres se ferment officiellement au moindre petit et rikiki signalement. Il est vrai que les informations sur les conditions de contraction de cette maladie n’ont pas beaucoup évolué depuis son apparition en 2013. Voilà plus de vingt-ans que ce virus ravit la vie à des milliers de personnes en Afrique de l’ouest. Et pour toute prévention, « il faut éviter d’aller consommer la viande de chasse actuellement », dit le ministre de la Santé béninois ! Autant dire qu’on n’est pas sorti de l’auberge. ANGELA DEVANT LA CRIET : TERRORISME OU CRIMES ECONOMIQUES ? Angela devant la CRIET, et ce n’est pas pour le bonheur de ses anciens bourreaux qui ne semblent pas prêts à lui lâcher les nichons. Ceux que les extraits officiels du livre de notre dame de l’ORTB avaient commencé par agacer se sont sans doute retranchés dans un laboratoire d’où, ils inondent les réseaux sociaux de textes rédigés par des professionnels locaux de scénarios pour films X de série C. Leurs tirades ont fait mouche : l’autrice de « Bris de silence » n’a plus la tête que pour les plaintes à déposer à Cotonou puis à Porto-Novo pendant que son équipe s’occupe de traquer les malotrus sur les espaces américains de Facebook et WhatsApp. On peut parfaitement affirmer que certains Bénis-noirs sont véritablement décidés à pourrir l’opération de charme de la Kpeidja après tous les surpoids qu’elle a dû supporter durant toute sa vie et en particulier depuis la fin de ses études au CPU de l’Université d’Abomey-Calavi. Elle conte délicatement dans son livre, l’incontinence d’une race de harceleurs sexuels dont les membres se sont alignés sur son parcours afin qu’elle y passe à chaque borne. En se replongeant dans ses vies d’étudiante, de stagiaire puis de professionnelle des médias, ce que raconte Angela dans son bouquin a de quoi appeler à bannir de la terre, « les hommes à queue » du Bénin. On croyait que l’expression désignait des personnages de légende ayant vécu sur le territoire devenu Bénin pendant l’âge des premiers fourneaux de fer. En fait non. Comme des survivances de l’homme de Neandertal que des spécialistes arrivent à identifier un peu partout dans le monde, Angela Kpéidja a toute l’expertise requise pour mettre le doigt sur les authentiques hommes à queue qui sévissent au Bénin. Mais que peut bien faire le procureur spécial de la CRIET d’une plainte visant une telle résurgence d’hommes à queue ? On retient dans le livre en question que la verge d’un violeur est une arme de destruction massive. En dehors d’une telle démonstration à laquelle pourrait bien s’essayer le procureur très spécial de la CRIET, la probabilité que cette Cour se déclare incompétente sur des questions de Ying et de yang est fort élevée. Autrement, celle et celui que la CRIET elle-même a fait cueillir sur les ponts et qui attendent toujours d’être situés sur des questions de compétence ou de non-compétence ne comprendraient pas cette juridiction casse-couille.