LOI SUR LA RECONNAISSANCE DE PATERNITE : UN CASSE COUILLES

« Taxe pas ma grossesse », tentent mollement quelques mâles en courroux face aux nouvelles mesures inscrites dans la loi sur les droits de l’enfant, promulguée par le gouvernement Talon en janvier 2021. Pour faire débander les lettrés et autres citadins tout en les détournant des débats politiques crisogènes des jours d’après l’unique tour des élections présidentielles qui reste encore en travers des gorges, rien de mieux que le ventre des femmes pour se décharger. Cela va sans dire : les bruits liés à la ventilation des dispositions de la loi, surtout celles relatives à l’obligation pour l’auteur d’une grossesse de produire un acte de reconnaissance après s’être établi les nouveaux papiers d’identité biométriques qui coutent au contribuable près de la moitié du Smig, ont surtout pour visée le renflouement des caisses de l’Etat. Dans son document de campagne, « Le développement, ça y est ! », Fo Patrice avait été clair sur sa foi en sa capacité de remplir à ras le bol le trésor public par la mobilisation des ressources à l’intérieur du pays.

Le dépouillement, ça y est ! Pour ceux qui sont habitués à faire le tour des questions, par contre, c’est bien parce que le gouvernement veut contrôler la libido de l’ensemble des acteurs politiques, qu’il souhaite circonstancier en un temps record les nombreux espaces où ces derniers pissent des millions de spermatozoïdes en deux trois coïts. Une nouvelle méthode pour mieux tenir les grands électeurs ?! Ce serait donc par l’hyperactivité des politiciens en termes de peuplements électoralistes que les petits usagers des maisons de passe de Cotonou, Porto-Novo et Parakou devront désormais s’offrir deux à trois préservatifs supplémentaires avant tout déhanchement extra-conjugal. Ou sinon, ils devront garder par devers eux une boite à pharmacie remplie de pilules contraceptives à la maison et en dehors. Cela grimpe les budgets par ces temps de serrages de ceinture exacerbés.

D’autres analystes plus réalistes pensent que lan nouvelle loi favorisera aussi un déferlement des patronymes des femmes dans la dénomination de leur progéniture à l’avenir. Cela parce que, faute nde moyens, plusieurs hommes préféreront se passer de cet orgueil compensatoire. Payer ou être déchu du droit de faire porter son nom. Les méthodescapitalistes recopiéesà la lettre pour être appliquées sous les tropiques sont un démembrementde l’héritage socio-anthropologique des gens du Bénin révélé. Une émasculation de la société est en marche pour le bonheur d’un féminisme qui n’en demande pas autant ! 

ABASS